Bien que certains itinéraires soient aujourd’hui connus, la cordillère de Vilcabamba reste un massif unique, majestueux et encore largement préservé. Sa richesse archéologique, sa géographie complexe et son histoire en font une destination incontournable, même si la région demeure en grande partie hors des circuits touristiques en raison de treks longs, exigeants en dénivelé et d’un passé marqué par l’isolement et les conflits des années 80 à 2000.
Longue de 260 km, cette cordillère du nord‑ouest de Cusco forme une muraille orientée N/O–S/E qui sépare les vallées inter‑andines de l’Amazonie. Dominée par le Salkantay et plusieurs massifs glaciaires entre 5100 et 5900 m, elle offre un relief spectaculaire où le fleuve Apurímac a creusé un immense canyon et où les rivières glaciaires ont façonné des vallées profondes. Les variations d’altitude, de 1000 à plus de 6200 m, créent une diversité exceptionnelle de microclimats, des zones désertiques aux forêts tropicales en passant par les punas d’altitude. Vilcabamba abrite aussi les plus belles ruines incas de la région de Cusco, reliées par de superbes tronçons de chemins ancestraux menant à Machu Picchu, Choquequirao, Vitcos ou Espiritu Pampa, derniers refuges de la dynastie inca.
Un massif idéal pour les randonneurs motivés, combinant accès facile depuis Cusco, paysages tropicaux dépaysants, logistique confortable et alternance entre sites emblématiques et secteurs encore totalement hors des sentiers battus.