16 jours
Cordillères / oubliées
De Mai à Septembre
Camp
Porteurs
Soutenu
Première partie : Acclimatation de Tarma à Jauja – la route des Xauxas.
Ce premier tronçon d’acclimatation nous conduit des hauteurs de Tarma au col de Lomo Largo, avant de rejoindre Jauja, ancienne première capitale du Pérou. L’itinéraire suit une progression régulière en altitude le long du Qhapaq Ñan, avec une continuité logique d’un jour à l’autre. Cette approche permet de parcourir la route inca dans son ensemble tout en avançant à un rythme adapté à l’acclimatation. La région, largement méconnue, se dévoile au fil des étapes. Chaque soir, notre véhicule nous ramène vers des hôtels situés à une altitude plus clémente, garantissant une acclimatation optimale avant d’aborder la haute montagne.
Altitude : 4 400 m
Vol international, arrivée à Lima en fin de journée. Accueil et transfert vers notre hôtel situé dans le centre historique. Capitale foisonnante de près de 10 millions d’habitants, Lima surprend d’emblée : posée au bord du Pacifique et cernée par le désert, elle rompt avec tous les clichés que l’on peut avoir du Pérou. Transfert à l’hôtel à proximité de l’aéroport. Dîner et nuit à Callao.
Altitude : 4 650 m
Nous quittons Lima tôt le matin afin d’éviter les bouchons et rejoindre rapidement la route des Andes centrales, qui longe la mythique voie ferrée franchissant la cordillère sans crémaillère au col de Ticlio (4 818 m). Après un arrêt photo au col, la route descend vers les paysages miniers de Morococha puis vers La Oroya, l’une des villes les plus contaminées du pays en raison de son activité métallurgique. Plus au nord, la vallée s’ouvre et la route bifurque avant d’atteindre la vallée de Tarma, ville située en contrebas à 3 053 m. Possibilité de descendre au niveau du village de Cochas Alto pour marcher le long du chemin inca. Le village, composé de deux hameaux, s’étire au fond d’une vallée que nous descendons pour retrouver notre transport au fond de la vallée. Installation à l’hôtel en ville. Nuit à Tarma (3 053 m).
Temps de transport : 6h
Temps de marche (optionnelle) : 3 h
9 km – 750 m
Dîner libre
Altitude : 3 860m
Cette journée est consacrée à une randonnée vers les ruines incas de Tarmatambo. Nous revenons en véhicule au point où nous avions quitté le chemin inca la veille. Le sentier débute au fond de la vallée puis gagne progressivement les collines situées au-dessus de Tarma, offrant de beaux panoramas sur la région. Après le passage d’un col, nous atteignons le hameau de Tarmatambo (3 450 m), où subsistent les vestiges d’un vaste centre administratif inca. Nous prenons le temps d’explorer ces ruines, en grande partie dissimulées sous le village actuel. Dans l’après-midi, retour à Tarma. Dîner et nuit à Tarma (3 053 m).
Temps de transport : 1h
13 km + 450 m / – 400 m
Dîner libre
Altitude : 5350m.
Au matin, nous gagnons le vaste plateau de Junín, territoire ouvert où se dresse l’obélisque commémorant la bataille du même nom, épisode majeur de l’indépendance péruvienne. Tout près, le site de Chacamarca révèle les traces d’un ancien centre administratif inca : une étendue silencieuse où subsistent des alignements de greniers circulaires, témoins d’une organisation méticuleuse du territoire andin. Après la visite, la route nous conduit au hameau d’Ondores, en bordure du lac Junín, deuxième plus grande étendue d’eau du pays. Depuis ses rives, nous entamons une randonnée le long d’un superbe tronçon du Qhapaq Ñan. Le chemin inca suit les courbes du lac, s’en approche au point de disparaître parfois sous ses eaux sombres. En chemin, les vestiges d’un tambo rappellent l’importance stratégique de cet axe préhispanique. L’itinéraire se termine au village de San Pedro de Pari, dont l’église coloniale semble posée sur une île, entourée d’un réseau de canaux et de zones humides. En fin de journée, transfert vers Cachacucho, petit village isolé sur le plateau, au pied de l’immense forêt de pierre de Huayllay. Dîner et nuit à Cachacucho (4 150 m).
Temps de transport : 2h30
10 à 12 km à plat
Altitude : 3 700 m
Journée dédiée aux curiosités géologiques de la réserve : roches sculptées par l’érosion évoquant des animaux, collines hérissées de lames minérales, et le lac Japurin, miroir d’eau au cœur du plateau. La visite se fera à pied pour s’immerger pleinement dans cet univers minéral. Dîner et nuit à Cachacucho (4 150 m).
Temps de transport : 1h
environ 12 à 18 km + 300 m / – 300 m
Altitude : 2 900 m
Cette deuxième journée au cœur de la forêt de pierres permet d’approfondir l’acclimatation tout en poursuivant l’exploration de ce paysage minéral singulier. Les formations rocheuses se succèdent, sculptées par l’érosion en silhouettes parfois familières, parfois étranges, dans une atmosphère silencieuse propre aux hauts plateaux. La marche se déroule à un rythme régulier, entre dômes, couloirs naturels et vastes étendues herbeuses où paissent quelques troupeaux. Pique‑nique en cours de journée, puis retour à Cachacucho pour le dîner et la nuit (4 150 m).
temps de transport : 1h
environ 12 à 18 km + 300 m / – 300 m
Altitude : 4 250 m
Départ matinal en véhicule privé en direction de Cerro de Pasco. En chemin, halte sur le site de Pumpu, vaste complexe administratif aujourd’hui déserté. L’immense place cérémonielle, l’ushnu restauré et les alignements de greniers rappellent l’importance stratégique de ce centre inca installé au cœur du plateau. Depuis Cerro de Pasco, la route s’oriente vers l’ouest et traverse les étendues ouvertes de Junín avant de franchir le col d’Uchucchacua (4 737 m). La descente se poursuit ensuite vers Oyón, petite ville minière blottie au fond d’une vallée étroite, où nous retrouverons notre équipe de porteurs. Déjeuner en route. Dîner libre et nuit à Oyón (3 600 m) dans un hôtel au confort simple.
Temps de transport : environ 6h
Nuit en hôtel
Dîner libre
Altitude : 3 800 m
Le matin, nous repartons en taxi vers le col d’Uchucchacua. Après avoir franchi le col, nous poursuivons encore quelques kilomètres jusqu’à notre point de départ, d’où s’ouvre une belle vue sur les glaciers de la cordillère Raura, notamment le Nevado Santa Rosa.La marche débute par la traversée hors sentier des vastes plaines humides de Michivilca et Gara Majada. Le terrain alterne zones marécageuses et pâturages clôturés, obligeant à progresser avec souplesse entre les méandres d’eau et les barrières. Quelques familles vivent ici de l’élevage de vaches, lamas et alpagas, et il n’est pas rare de croiser leurs troupeaux au fil de la vallée. Au fond du cirque, les deux lagunes Raracocha apparaissent, annonçant la descente vers la laguna Pomacocha. Un sentier bien marqué prend ensuite le relais et conduit jusqu’à une superbe lagune turquoise que nous longeons avant de remonter vers la laguna Pomacocha, nichée dans un amphithéâtre rocheux. L’itinéraire poursuit son ascension jusqu’à un plateau dominant la vallée de Suerococha. Depuis ce belvédère naturel, la laguna Ishqui se dévoile, éclatante de couleurs. Une descente raide hors sentier permet de rejoindre le fond de la vallée, puis nous traversons sur le versant opposé pour atteindre la laguna Ishqui, l’un des lacs les plus esthétiques de la région avec ses eaux d’un turquoise profond. Installation du camp au bord du lac et temps libre pour explorer les alentours. Nuit au camp Ishqui (4 230 m).
Temps de transport : environ 2h
18 km +450m / -750m
Altitude : 4 710 m
Au petit matin, nous profitons encore du calme de la laguna Ishqui avant de reprendre la marche. Nous revenons d’abord vers la vallée de Suerococha, puis remontons progressivement à travers les prairies et les blocs rocheux en suivant les sentes tracées par les animaux. Un premier lac marque l’entrée du vallon supérieur ; au-delà, un dernier éboulis conduit au col de Suerococha (4650 m). Depuis le passage, la vue s’ouvre immédiatement sur les lagunas Suerococha et sur la cordillère Rumi Cruz en arrière‑plan. Nous déjeunons sur place et prenons le temps de rejoindre la laguna Suerococha Norte, encore plus esthétique que sa voisine. La descente se poursuit en longeant la laguna Suerococha Sur avant une courte montée qui permet d’atteindre l’étroite vallée de Rumi Cruz. Selon une étude publiée en 2013*, c’est sur les pentes abruptes de ce massif que se forme l’une des sources identifiées du fleuve Amazone. Si ce filet d’eau n’est pas permanent, nous retrouvons un peu plus bas le ruisseau issu du glacier Ashcac, qui alimente le río Mantaro puis l’Amazone. Ce glacier culmine à 5100 m d’altitude : rares sont les glaciers péruviens de cette hauteur qui subsistent encore face au réchauffement climatique. Après une dernière heure de descente, nous entrons dans une large vallée glaciaire et gagnons la laguna Pistag. Nuit au camp Pistag (4510 m).
16 km +865 m -625 m
*Source : “Correct placement of the most distant source of the Amazon River in the Mantaro River drainage” James Contos, Nicholas Tripcevich
Altitude : 5 100 m
Au départ du camp, nous longeons la laguna Pistag puis la laguna Huatacocha en suivant un sentier bien marqué, avec en arrière‑plan le glacier Cuchpanga qui domine la vallée. Nous obliquons ensuite vers l’est pour remonter jusqu’à la laguna Taptapa, l’un des plus beaux lacs du trek et un détour qui s’impose tant le site est esthétique. Selon la forme du groupe, une montée facultative permet d’atteindre un petit col offrant un point de vue sur l’immense laguna Acucocha, située quelques kilomètres plus à l’est. Nous revenons ensuite sur nos pas pour traverser la grande vallée dans toute sa largeur. Après avoir franchi la rivière et quelques clôtures, la montée reprend en direction de la pampa de Yanamachay. Le paysage s’ouvre progressivement sur les reliefs de la cordillère Callejón, au pied de laquelle nous installons notre camp. Nuit au camp Yanamachay (4500 m).
12 à 17 km +250 m / -100 m
Altitude : 5 350 m
Notre journée débute par la montée vers le col de Callejón, qui donne accès à la vallée de Morococha. L’ascension est raide mais courte, et nous atteignons rapidement les montagnes rougeâtres du col (4820 m), d’où la vue s’étend sur les lagunas Miyo. Un court détour vers un sommet voisin offre un panorama plus large encore, notamment sur la cordillère Raura. La descente nous conduit ensuite aux lagunas Miyo, dont les reflets et les variations de couleurs sont particulièrement photogéniques. Nous poursuivons au‑delà pour rejoindre les lagunas Morococha, où la plus petite, d’un turquoise intense, contraste avec les reliefs minéraux qui l’entourent. La vallée s’ouvre progressivement et nous gagnons les lagunas Analgaca et Chalgocc, dernières pièces de cette remarquable succession de lacs d’altitude. Nous bifurquons ensuite dans un vallon latéral pour rejoindre la rive du lac Tajo Verde (4500 m), où nous installons notre camp.
Altitude : 5 000 m
Nous quittons le camp pour remonter une vallée isolée où s’égrènent plusieurs lacs glaciaires. La laguna Uchcumachay marque la première étape de notre progression, avant de poursuivre vers un dernier lac blotti au pied d’un cirque minéral. L’ambiance devient plus sauvage à mesure que nous gagnons de l’altitude, puis nous amorçons la descente vers la vallée de Morococha, retrouvant peu à peu le paysage quitté la veille. Le sentier traverse des éboulis et d’anciens enclos de pierre, témoins d’un pastoralisme ancien, avant que n’apparaissent de nouveau les premiers arbustes et quelques fleurs dispersées. Nous installons notre camp au cœur de la vallée, entre des terrasses préhispaniques qui rappellent l’ingéniosité des sociétés andines. Nuit au camp Morococha (3950 m).
12 à 17 km + 350 m / – 850 m
Altitude : 4 340 m
La descente se poursuit dans la quebrada Morococha, où les traces des civilisations préhispaniques apparaissent à chaque détour : terrasses agricoles, vestiges de ponts, portions de chemins pavés et petits sites oubliés. Nous gagnons le site de Lamash, installé sur une crête et envahi par la végétation, qui laisse deviner l’organisation d’anciens édifices et de places ouvertes sur la vallée. Plus bas, le sentier s’engage dans le canyon de Punquyoc. Ici, le chemin préhispanique, entièrement pavé, longe la rivière et ses cascades dans un décor étroit et spectaculaire. À la sortie du canyon, nous obliquons vers Rapazmarca, autre site archéologique dominant la vallée, avant de rejoindre la piste menant au village de Rapaz. Un sentier plus direct, raide mais régulier, nous conduit jusqu’au bourg perché. Rapaz est connu pour son église coloniale de San Cristóbal, l’une des plus anciennes des Andes, remarquable pour ses peintures baroques du début du XVIIᵉ siècle destinées à l’évangélisation des populations locales. Après la visite, nous découvrons le quipu colonial conservé au village, témoignage rare de la persistance de cet instrument de comptabilité inca sous l’administration espagnole. Dîner et nuit en hébergement simple à Rapaz (4000 m).
10 km +500 m / -400 m
Nuit en hôtel local
Altitude : 4 800 m
Nous quittons Rapaz et descendons parmi les terrasses qui entourent le village, avant de retrouver la vallée par une belle portion de chemin préhispanique. La piste se poursuit en fond de vallée jusqu’aux sources thermales de Huancahuasi. Aménagées en trois bassins, elles offrent une eau très chaude, particulièrement appréciable après plusieurs jours de marche. Nous reprenons ensuite notre progression vers le village de Picoy, où nous déjeunons avant de monter à bord d’un véhicule pour rejoindre la petite ville thermale de Churín. De là, un bus ou un minivan nous ramène vers Lima, que nous atteignons en début de soirée. Dîner et nuit à Lima.
12 km – 1300 m
Altitude : 73 m
Le matin, transfert au musée Larco, l’un des joyaux archéologiques du Pérou. Nous y découvrons une collection exceptionnelle de céramiques, textiles et objets métalliques, illustrant des millénaires d’histoire et de savoir-faire précolombien. Les pièces exposées racontent la vie quotidienne, les rites et l’art des civilisations anciennes, offrant une conclusion culturelle à notre voyage. Après la visite, déjeuner dans le restaurant du musée au cœur d’un magnifique jardin, où l’atmosphère paisible et les nombreuses plantes créent un cadre idéal pour un dernier moment de détente et de découverte culinaire. Transfert à l’aéroport directement après le repas.
Altitude : 73 m
Au petit matin, nous profitons encore du calme de la laguna Ishqui avant de reprendre la marche. Nous revenons d’abord vers la vallée de Suerococha, puis remontons progressivement à travers les prairies et les blocs rocheux en suivant les sentes tracées par les animaux. Un premier lac marque l’entrée du vallon supérieur ; au-delà, un dernier éboulis conduit au col de Suerococha (4650 m). Depuis le passage, la vue s’ouvre immédiatement sur les lagunas Suerococha et sur la cordillère Rumi Cruz en arrière‑plan. Nous déjeunons sur place et prenons le temps de rejoindre la laguna Suerococha Norte, encore plus esthétique que sa voisine. La descente se poursuit en longeant la laguna Suerococha Sur avant une courte montée qui permet d’atteindre l’étroite vallée de Rumi Cruz. Selon une étude publiée en 2013*, c’est sur les pentes abruptes de ce massif que se forme l’une des sources identifiées du fleuve Amazone. Si ce filet d’eau n’est pas permanent, nous retrouvons un peu plus bas le ruisseau issu du glacier Ashcac, qui alimente le río Mantaro puis l’Amazone. Ce glacier culmine à 5100 m d’altitude : rares sont les glaciers péruviens de cette hauteur qui subsistent encore face au réchauffement climatique. Après une dernière heure de descente, nous entrons dans une large vallée glaciaire et gagnons la laguna Pistag. Nuit au camp Pistag (4510 m).
16 km +865 m -625 m
*Source : “Correct placement of the most distant source of the Amazon River in the Mantaro River drainage” James Contos, Nicholas Tripcevich
Altitude : 73 m
Au départ du camp, nous longeons la laguna Pistag puis la laguna Huatacocha en suivant un sentier bien marqué, avec en arrière‑plan le glacier Cuchpanga qui domine la vallée. Nous obliquons ensuite vers l’est pour remonter jusqu’à la laguna Taptapa, l’un des plus beaux lacs du trek et un détour qui s’impose tant le site est esthétique. Selon la forme du groupe, une montée facultative permet d’atteindre un petit col offrant un point de vue sur l’immense laguna Acucocha, située quelques kilomètres plus à l’est. Nous revenons ensuite sur nos pas pour traverser la grande vallée dans toute sa largeur. Après avoir franchi la rivière et quelques clôtures, la montée reprend en direction de la pampa de Yanamachay. Le paysage s’ouvre progressivement sur les reliefs de la cordillère Callejón, au pied de laquelle nous installons notre camp. Nuit au camp Yanamachay (4500 m).
12 à 17 km +250 m / -100 m
Altitude : 73 m
Notre journée débute par la montée vers le col de Callejón, qui donne accès à la vallée de Morococha. L’ascension est raide mais courte, et nous atteignons rapidement les montagnes rougeâtres du col (4820 m), d’où la vue s’étend sur les lagunas Miyo. Un court détour vers un sommet voisin offre un panorama plus large encore, notamment sur la cordillère Raura. La descente nous conduit ensuite aux lagunas Miyo, dont les reflets et les variations de couleurs sont particulièrement photogéniques. Nous poursuivons au‑delà pour rejoindre les lagunas Morococha, où la plus petite, d’un turquoise intense, contraste avec les reliefs minéraux qui l’entourent. La vallée s’ouvre progressivement et nous gagnons les lagunas Analgaca et Chalgocc, dernières pièces de cette remarquable succession de lacs d’altitude. Nous bifurquons ensuite dans un vallon latéral pour rejoindre la rive du lac Tajo Verde (4500 m), où nous installons notre camp.
Altitude : 73 m
Nous quittons le camp pour remonter une vallée isolée où s’égrènent plusieurs lacs glaciaires. La laguna Uchcumachay marque la première étape de notre progression, avant de poursuivre vers un dernier lac blotti au pied d’un cirque minéral. L’ambiance devient plus sauvage à mesure que nous gagnons de l’altitude, puis nous amorçons la descente vers la vallée de Morococha, retrouvant peu à peu le paysage quitté la veille. Le sentier traverse des éboulis et d’anciens enclos de pierre, témoins d’un pastoralisme ancien, avant que n’apparaissent de nouveau les premiers arbustes et quelques fleurs dispersées. Nous installons notre camp au cœur de la vallée, entre des terrasses préhispaniques qui rappellent l’ingéniosité des sociétés andines. Nuit au camp Morococha (3950 m).
12 à 17 km + 350 m / – 850 m
Altitude : 73 m
La descente se poursuit dans la quebrada Morococha, où les traces des civilisations préhispaniques apparaissent à chaque détour : terrasses agricoles, vestiges de ponts, portions de chemins pavés et petits sites oubliés. Nous gagnons le site de Lamash, installé sur une crête et envahi par la végétation, qui laisse deviner l’organisation d’anciens édifices et de places ouvertes sur la vallée. Plus bas, le sentier s’engage dans le canyon de Punquyoc. Ici, le chemin préhispanique, entièrement pavé, longe la rivière et ses cascades dans un décor étroit et spectaculaire. À la sortie du canyon, nous obliquons vers Rapazmarca, autre site archéologique dominant la vallée, avant de rejoindre la piste menant au village de Rapaz. Un sentier plus direct, raide mais régulier, nous conduit jusqu’au bourg perché. Rapaz est connu pour son église coloniale de San Cristóbal, l’une des plus anciennes des Andes, remarquable pour ses peintures baroques du début du XVIIᵉ siècle destinées à l’évangélisation des populations locales. Après la visite, nous découvrons le quipu colonial conservé au village, témoignage rare de la persistance de cet instrument de comptabilité inca sous l’administration espagnole. Dîner et nuit en hébergement simple à Rapaz (4000 m).
10 km +500 m / -400 m
Nuit en hôtel local
Altitude : 73 m
Nous quittons Rapaz et descendons parmi les terrasses qui entourent le village, avant de retrouver la vallée par une belle portion de chemin préhispanique. La piste se poursuit en fond de vallée jusqu’aux sources thermales de Huancahuasi. Aménagées en trois bassins, elles offrent une eau très chaude, particulièrement appréciable après plusieurs jours de marche. Nous reprenons ensuite notre progression vers le village de Picoy, où nous déjeunons avant de monter à bord d’un véhicule pour rejoindre la petite ville thermale de Churín. De là, un bus ou un minivan nous ramène vers Lima, que nous atteignons en début de soirée. Dîner et nuit à Lima.
12 km – 1300 m
Altitude : 73 m
Le matin, transfert au musée Larco, l’un des joyaux archéologiques du Pérou. Nous y découvrons une collection exceptionnelle de céramiques, textiles et objets métalliques, illustrant des millénaires d’histoire et de savoir-faire précolombien. Les pièces exposées racontent la vie quotidienne, les rites et l’art des civilisations anciennes, offrant une conclusion culturelle à notre voyage. Après la visite, déjeuner dans le restaurant du musée au cœur d’un magnifique jardin, où l’atmosphère paisible et les nombreuses plantes créent un cadre idéal pour un dernier moment de détente et de découverte culinaire. Transfert à l’aéroport directement après le repas.Vol retour.